Du café, des cigarettes les unes après les autres, des mots qui surgissent d’ailleurs que des maux, des songes que je mets là sur cet écran juste
pour la douceur recouvrée de l’écriture. Ou plutôt du désir d’écrire. Le désir est un moteur de vie, le désir est désir de désir d’être ce que l’on peut, au mieux et dans ce monde.
Chaque moment dans la vie est unique, aucun n’est banal... Il fut une époque où j’écrivais des souvenirs, des pensées, des carnets et cahiers jamais achevés.... Je n’ai rien conservé et je ne le regrette pas. Je ne conserve au final que bien peu de choses : une darbouka que ma mère m’avait achetée quand j’avais 14ans, des vieux livres poussiéreux que je ne lirai jamais, quelques cicatrices du passé mais aussi de l’exaltation. Ma vie a été scandée entre avant et après tel ou tel événement dont je parlerai plus loin peut-être. Elle a été une succession de cassures plus ou moins heureuses, de sensations, d’impressions, d’intuitions. Mais c’est bien banal tout cela. J’ai dépensé ma vie de trente ans et je ne tire aucune conclusion, pas de solde de tout compte. Le reste c’est la suite, cette pile de papiers à trier, à mettre en ordre de marche.
Un sac qui déborde, négligemment posé sur un fauteuil. Dedans les trucs importants, en complément du reste. Et dehors ce froid, cette glace, ce givre qui rend tout opaque. Pourtant je ne suis pas dans le gris du ciel de cette journée écoulée mais aussi écroulée.
Des chants derrière, c’est beau, très beau, un peu arabe, un peu perse. Encore l’appel des muezzins. Ici, la nuit tout est lumière. J’entends par là que dehors le noir n’existe pas, les jolis lampadaires sur les palissades sont comme des étoiles, des feux mal éteints. Je pourrais rester des heures lentes à observer ce mutisme, ce non mouvement tant j’y suis sensible. Etrange inspiration. Elle me donne envie d’écrire un peu dans tous les sens, ce n’est pas novateur mais qu’importe. Je n’ai pas grand chose à proposer comme invention. Ce n’est en tout cas pas l’objet de ces mots que j’aligne. Maintenant. Plus tard, un autre jour ? Une autre fois ? Je ne veux ni ne peux prévoir quoi que ce soit. Ca ne présenterait aucun intérêt. Pas pour moi. Et là j’écris pour et par moi. Egoïste certes mais ça ne concerne que moi-même au final, sauf peut-être un lecteur égaré dans mes divagations et rêveries du moment qui pensera…je ne sais quoi !
Les déboires et désordres sont dans la vie, dans l’existence. Comme le dans-dedans, si froid parfois. Il faut « faire avec ». Et se protéger autant que faire se peut. Mais quel est cet étrange verbe réflexif « se protéger » ? Quel sens a-t-il ? Une carapace ? Je suis donc une tortue. Il y a plein de tortues. Animal bizarre. J’aime assez, mon côté nomade sans doute. La tortue se promène où elle veut avec sa maison confortable et protectrice sur le dos. A cette heure pourtant je suis un sédentaire. Volontairement.
Aimer l’Autre n’est pas simple mais c’est le plus beau cadeau que l’on puisse offrir et s’offrir. Alors aimer, envers et contre tout y compris ce qui heurte.
Il serait dans mon air du temps bien à moi, rien qu’à moi, que je parle de cette histoire d’amour qui dure depuis plus de quatre ans.. Pas envie, je ne suis pas détaché, je suis même littéralement collé. Dont acte, au moins provisoirement.
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Tu diras ta vie en amour lorsque le moment viendra, en attendant continue à te préserver de tes carapaces comme tu le fais si bien, expose-toi aux douleurs car seuls les inconscients où les timorés se préservent des écorchures.
Et n'y gagnent qu'une vie grise.
Il fait gris justement en ce matin de pluies mais les vibrations de ta belle âme diaprent la torpeur ambiante de rais de lumière.
B'slama khuia, ana kan bri el zuhur diel kalamek (euh, ce ne doit pas être si orthodoxe que ça cet essai de marocain)
a vrai dire je pensais au rédacteur de ce blog si riche et émouvant, mais hélas trop rare.
Tiens-tu un blog ?
car toi aussi je te croiserai avec plaisir.
Tes amours vont mieux ?
cordiales pensées.
c'est plus vivant même si c'est destructeur...
A bientôt l'ami