Jeudi 25 septembre 2008




19h. La maison au coucher du soleil.

Nous voici tous les deux. Encore surpris d'être là, face à face.

Peu à peu nos deux corps s'apprennent l'un l'autre. Déjà je suis ivre de ta bouche. Ton coprs dans mes bras. Ton rire frais. Je pénétre ton corps. Donnons nous l'un à l'autre. Etourdissement de plaisir. Ta salive dans ma bouche. Nos corps ensemble. Rencontre. Rires.

    -tu es grave toi!

Ris, petit bonhomme, ris. J'adore ton rire clair. J'adore...Ainsi sont les choses.

Allons sur le port. Ivre de la mer. Une ville pour nous. Marseille. La mer pour nous, et l'ivresse entre nous. Je dois fumer.

Dormons bien sûr, dormons!!! Rêvons d'être là, ensemble. J'adore partager avec toi, découvrir avec toi.

   -nous irons à la Vierge de la garde demain..


J'aime les églises, j'aime Marseille, ma nouvelle ville, je la découvre par touches discrètes. Suis-je entrain de trahir Casablanca?


L'histoire continue.


" C'est sympa de venir ce soir, et puis j'aime bien l'idée et la réalité de boire un thé dans un café sur le Cour Belsunce.."

Comme dans les films, le serveur qui observe les clients, la télévision immense qui attire l'oeil (avec des images sensuelles), les bruits de verre, le thé un peu amer, la monnaie que l'on attend............belle mise en scène, et la foule qui passe derrière nous, des dizaines de figurants involontaires, nos regards qui se croisent et se fuient. Tu étais apaisé, heureux, assuré....
Le 83 s'en va sur la Canebière. Fin de la séquence.

Et si on fait l'amour?.... Pour être nus, nu dans tes bras, seul dans tes bras. Ne pas parler. Te ressentir. Me ressentir. Nous sentir fragile ensemble, et sans réserve aimer ton corps, sans réserve t'aimer. S'endormir. Etre cette présence. Cette présence qui rendrait la lumière inutile dans tes nuits. Etre cela pour toi, même parfois, même rarement. Et savoir que tu le voudrais aussi. Et savoir que tu le veux aussi. Me remplir de bonheur.

J'aime penser que cette nuit ensemble a forgé une douce intimité complice entre nos deux chemins de vie. Un instant a passé. Un instant heureux. Une nuit magique et pleine d'émotions. Une nuit de plaisir. La vie nous donne parfois de belles choses à vivre. Je me sens exister autrement, je me sens aimé et j'aime.

 "Mais pourquoi tu n'habites pas Marseille...". La vie ensemble est tellement agréable et légère. "On doit se quitter...est-ce vraiment nécessaire?"

A chacune de nos rencontres, je te connais bien sûr un peu mieux, et je t'aime davantage. J'aime ce que tu es, ce que tu montres. Lentement je m'émerge dans ton monde.

Le 21 février 2002, tu étais en stage de sophrologie à St Thomas de Cognac. Tu m'as écrit..

"Je suis là, loin de toi, et pourtant tu es présent dans mes pensées. Je pense à ton sourire, celui qui fuit les objectifs des appareils photo! et j'ai envie de sourire moi aussi. Je t'imagine sur ton canapé et je me sens plus proche de toi malgré cette distance geographique insupportable.. je veux que mes mots restent modestes mais je ne pense pas exagérer lorsque je dis que je n'ai jamais ressenti une telle harmonie de sentiments, de réflexions et de sensibilité. Je souhaite que tu partages mon avenir et que ma vie soit aussi la tienne. Je pense très fort à toi..."


Bientôt je vais devoir quitter Marseille, la mer et mon frère. Un sacrifice pour mon indépendance, ma liberté, pour une histoire. Et j'ai envie de grandir. J'ai envie d'aimer mieux.

"le lieu n'est pas important, ce qui est important c'est ce que nous sommes".
Par un marocain
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Retour à l'accueil

Publicité

Présentation

Derniers Commentaires

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

ecouter...

voir...

Recommander

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus